Oiseaux marins

 

Méthodologie


Le protocole utilisé est identique depuis 1976, date de sa création avec le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHM). Des relevés par transects linéaires sont effectués tous les mois dans des conditions standardisées d'observation à bord de vedettes des Garde-Côtes (Douanes Françaises, Affaires Maritimes et Marine Nationale) à une hauteur de 6 m.

 


L'observateur note systématiquement  les espèces et le nombre d'individus observés, aussi bien en mouvement que posés sur l'eau, ainsi que différentes informations les concernant (âge, comportement, état de la mue, traces de mazoutage...). L'heure et la minute ainsi notées permettent d'obtenir la localisation géographique précise des relevés en se rapportant automatiquement au GPS.
 
Fou de Bassan (Morus bassanus)
Sterne caugek (Sterna sandvicensis)




Plus de 167 000 enregistrements sont actuellement disponibles pour le golfe de Gascogne répartis sur les 12 mois de l'année. Au total, une cinquantaine d’espèces d’oiseaux marins fréquentent le secteur en fonction des saisons.
                                                
Le croisement des données pluridisciplinaires permet de contribuer à la connaissance des principales causes de l’évolution des peuplements, par exemple l’impact des changements climatiques ou bien les liens entre les abondances en mer, les échouages et les pêcheries, etc.


 

Exemple d'une espèce sensible : le Puffin des Baléares

Puffin des Baléares (Puffinus mauretanicus)
Répartition du Puffin des Baléares
dans le sud du golfe de Gascogne


Les données acquises en mer permettent de réaliser des cartes de répartition. Le recul temporel important est essentiel pour mesurer des évolutions dans les populations.

Par exemple, le Puffin des Baléares est une espèce méridionale qui se reproduit uniquement sur les îles des Baléares et que l’on rencontre de plus en plus au large du sud du Golfe de Gascogne en période estivale. Le réchauffement des paramètres océano-climatiques représente l’une des hypothèses avancée pour expliquer cette augmentation.
 
Le puffin des Baléares est une espèce hautement protégée (Annexe I de la « Directive Oiseaux » et de la convention de Berne, espèce OSPAR, en danger critique sur la liste rouge mondiale et vulnérable en France). L’augmentation de ses effectifs localement est une information capitale pour sa préservation.


Pour en savoir plus :
- Carte interactive
- Articles scientifiques
- Oiseaux marins et cétacés du golfe de Gascogne